Observatoire ICAM

Intoxication collective par Consommation d’Animaux Marins (ICAM): un Observatoire Régional pour Atsimo Andrefana

Mise en place de l’Observatoire Régional ICAM

Ce projet est né d’un constat très alarmiste de 175 épisodes d’ICAM graves recensés depuis 1930(enquêtes menées dans 47 districts sanitaires le long du littoral Malagasy) à Madagascar dont on avait enregistré 2 912 victimes et 281 décès, et que c’est dans la Région Atsimo Andrefana que les dégâts se font sentir le plus fort. Le dernier cas d’ICAM survenu à Toliara en avril 2011 qui a causé 294 victimes et 16 décès enregistrés confirme la vulnérabilité de la Région face aux méfaits des ICAM.

Ainsi l’IH.SM assume sa responsabilité via le projet d’appui aux communautés de pêcheurs (PACP) de mettre en place un Observatoire ICAM dans la Région Atsimo Andrefana conformément à la convention signée par les deux parties. Cette convention a pour objet de confier à l’IH.SM l’utilisation d’une partie des fonds du PACP pour la réalisation des activités du Projet portant sur :

  1. La mise en place d’un Observatoire Régional ICAM ;
  2. L’étude scientifique du phénomène ;
  3. La mise en place d’un volet éducationnel et social pérenne ;
  4. Le renforcement de la capacité des personnels médicaux pour la prise en charge des victimes.

1. La mise en place d’un Observatoire Régional ICAM (gestion de risque face aux fréquents cas d’ICAM) : elle consiste à créer un comité technique de surveillance, d’intervention et de centre d’informations sur le fléau, basé au sein de l’IH.SM de l’Université de Toliara. Plusieurs ateliers de concertation ont été mis en œuvre afin de mettre en place et d’identifier les divers besoins (technique, financier, personnel, local pour bureau – basé à l’IH.SM – et planification de la lutte contre l’ICAM) de  l’Observatoire et aussi d’élaborer les plans de travail. L’Observatoire préparera et diffusera chaque année des campagnes de sensibilisation face aux dangers d’ICAM avant et durant la période à risque.

2. L’étude scientifique du phénomène (biologique, chimique et toxicologique) : l’identification de la période de bloom ou de risque se fera périodiquement, de manière à permettre l’obtention des données et informations scientifiques et techniques  d’aide à la décision (période de fermeture de la pêche, conseils pour les espèces potentiellement toxiques)

3. La mise en place d’un volet éducationnel et social pérenne : cette activité consiste à préparer et à mettre en œuvre des campagnes de sensibilisation à large diffusion à partir de moyens et supports de communications adéquates (préparation de supports de sensibilisation audiovisuel et des affiches, campagne de sensibilisation durant la phase du et après le Projet).

4. Le renforcement de la capacité des personnels médicaux pour la prise en charge des victimes : l’équipe scientifique de l’Observatoire s’engage à fournir des informations sur toutes les toxines susceptibles de provoquer des intoxications, les manifestations pour chaque type de poison, les quantités qui pourraient être ingérées.

L’Observatoire ICAM a été officiellement créé par l’Arrêté régional n° 014/RAA/ICAM, portant création d’un Observatoire d’Intoxication collective par consommation d’Animaux Marins (ICAM) dans la Région Atsimo Andrefana